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Notre progression vers l’est continue… Privilégiant la météo la plus calme possible, nous avançons au moteur sur une mer belle.  Le Mona passage est la zone de navigation la plus redoutée au nord des petites antilles.

mona

Galinette vogue lentement à 3-4 nœuds. Au petit matin, l’île de Mona apparaît sur bâbord. Nous reprenons nos habitudes des longues navigations avec l’incontournable apéro-dansant des enfants au soleil couchant…

COUCHER COUCHER COUCHER

Nous échangeons le drapeau de la République Dominicaine contre le pavillon jaune car nous approchons des côtes de Portoricaines. N’ayant pas de visa américain, nous ne pouvons pas nous arrêter dans ce pays.
La nuit va être un peu agitée, non par les conditions météorologiques mais plutôt par les flashs des gardes-côtes. Sans radar, de nuit, nous n’avons aucun moyen de visualiser les navires aux feux éteints. Flo a une belle frayeur  lorsqu’une vedette sur motorisée des « Cost-Guards » surgie de nulle part, sans aucune lumière, braque un spot sur Galinette.
Ils repartent aussitôt et à pleine vitesse, décrivant un cercle autour de nous en créant de belles vagues.

PAVILLON  COAST GUARDS  PAVILLON

Trois heures plus tard, durant le quart de Sandra, même scénario : un bruit sourd, comme un bourdon venant de l’arrière et un spot dans les yeux durant trois secondes. Aucun appel radio, juste de la surveillance…

PONCE

Le lendemain matin, nos cuves de gasoil sont à moitié. Nous tentons un arrêt à la marina de Ponce. A 7h30, nous nous amarrons au quai à carburant. Le pompiste nous sert et nous demande si nous allons faire l’entrée. Flo lui répond que nous repartons illico et que nous sommes en transit. Un quart d’heure plus tard, nous sommes à nouveau en mer. Après tous ces contrôles de nuit, nous ne pensions pas que la manœuvre soit aussi aisée ! Dans l'après-midi, nous faisons une halte à l’abri dans la mangrove devant l’entrée de Salinas car le vent a tourné sud-est et lève des vagues. Nous n’avançons plus.

A la nuit tombée, nous redémarrons, un fois le vent calmé, et contournons la pointe Est de Puerto Rico. Nous luttons un bon moment à seulement 2 nœuds contre le courant. Puis au petit matin, le vent s’oriente plus sud et nous permet de contourner l’île de Vieques par l’ouest, et de passer au sud de Culebra. C’est dans cette sorte de mer fermée, sans algues jaunes qui flottent que nous pêchons deux petits thazards de deux kilos chacun qui sont les bienvenus en cuisine.

THAZARD

La quatrième nuit demande encore de la vigilance car nous longeons les Iles Vierges Américaines, St Thomas et St John’s. Des paquebots, des yachts, des voiliers et des pêcheurs cohabitent et une multitude de feux verts et rouges dansent sur l’eau. A trois heures du matin nous arrivons enfin aux Iles Vierges Britanniques.

Norman’s Island est idéale pour arriver de nuit, c’est une grande baie avec un large chenal d’accès et des bouées pour s’amarrer afin de dormir tranquille. Et bien non ! La baie est bondée ! Toutes les bouées sont prises et des voiliers de toutes tailles sur ancre encombrent le mouillage ! Nous finissons par nous mettre sur une bouée destinée aux bateaux qui visitent les Cave’s durant la journée, grottes sous-marines où quelques jolis poissons tropicaux ont élu domicile.
7h : les bateaux de charter quittent la baie. Nous sautons sur une bouée. Nous comprendrons par la suite que cette île est la plus proche de Tortola, où se situent les bases de location de voiliers. Le vendredi soir, les locataires s’en rapprochent tous afin de rendre leur bateau le samedi matin.

Ah, les B.V.I! De jolies îles envahies de bateaux, dont des spécimens impressionnants par leur beauté, leur technologie, leurs équipages et leurs propriétaires… Des millionnaires par dizaines…

YACHT  BOUEE  YACHT

Les mouillages sont surpeuplés : Nous allons sur Cooper, à Deadman's Bay, au nord. Deux jours de calme avec au programme baignade et snorkelling et chasse à la cigale de mer. Deux rémoras habitent sous notre coque, la taille imposante de ces poissons  nous dissuade de nous baigner à l’arrière du bateau : plus d’un mètre !

BARRE  CIGALE  REMORA

Les enfants attendent avec impatience les Baths. Elsa a de très bons souvenirs des grottes et des parcours sur échelle. Les cloches de Pâques, cette année, ont la bonne idée de venir déposer leurs œufs dans ces grottes, laissant des instructions sous forme de chasse au trésor. Le chocolat ne résistant pas à la chaleur tropicale, le capitaine a eu l’idée quelques jours auparavant d’acheter des œufs de cailles, qui, une fois durs, sont parfaits pour notre « aventure ».

easter  easter  EASTER  EASTER

Nous faisons aussi des plantations à bord, proposées pare les cours d’anglais du CNED et Easter Bunny : les enfants peignent des personnages sur des coquilles d’œufs et disposent des lentilles sur du coton humidifié. Le résultat est fort sympathique !

EASTER BUNNY  EASTER BUNNY  EASTER BUNNY

Nous devons caréner le voilier avant la transat vers les Açores, prévue début mai.

La zone de carénage de Virgin Gorda nous semble idéale : les prix sont corrects (400$), le shipchandler a notre antifouling en stock, les plages des Baths sont à 20 minutes en annexe, il y a un supermarché à proximité et une belle grue!

BATH  BATH  BATH BATH

Le rendez-vous est pris pour sortir Galinette de l’eau trois jours plus tard. Nous en profitons pour aller à Marina Cay, 4 milles à l’ouest. La fréquentation du lieu est très élevée !!!

MARINA CAY

  Nous visitons cette petite île-hôtel. Le quai à essence possède une cabine téléphonique rouge en état de marche « so british ! », une webcam est braquée dessus pour transmettre l’image au monde entier.

MARINA CAY  MARINA CAY  MARINA CAY  MARINA CAY  MARINA CAY

Le vendredi 13 avril 2012, Galinette s’élève au-dessus du quai du Virgin Gorda Yacht Harbour. Le prix du grutage comprend le passage du karcher et le grattage par les grutiers, nous les regardons faire assis à l’ombre, sous les coques d’un catamaran. Ils mettent notre voilier sur bers avec beaucoup de professionnalisme.

CARENAGE  CARENAGE  CARENAGE

Le safran est démonté et remis en place le jour même. Nous avons l’habitude maintenant. L’antifouling que nous avions trouvé était d’un bleu douteux, il est finalement remplacé par du noir. Trois jours plus tard, Galinette a une carène neuve, prêt à voguer vers Saint Martin…

PETOLE

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