RETOUR A L ACCUEIL                    Bonaire (Antilles néerlandaises) 2011

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La navigation entre Los Aves et Bonaire a été un plaisir ! Nous avons été accompagnés par des groupes de dauphins. Ils étaient si nombreux à vouloir jouer à l’étrave que, dans la cohue, deux des mammifères ont tapé dans la coque ! 

dauphins

Toujours en compagnie d’Eol, nous arrivons sur Bonaire la semaine de la régate annuelle. La baie est colorée par les spis des voiliers en course. Nous slalomons pour atteindre une bouée libre. Musique, animations, restos improvisés sous des barnums d’où se dégage une bonne odeur de viande grillée… Cela fait un mois que nous sommes au régime poisson…

spi     DRAPEAU    SPI2

Mais avant d'entamer les festivités, nous allons à la douane effectuer notre entrée.
Il est 16h45 et le douanier a l’air assez pressé de terminer son service à 17h.
-Dernier port ? Puerto la Cruz.
-Papiers ? Flo lui donne tous les papiers du Venez, y compris ceux de la Blanquilla, des Aves, des Roques…
Et comme tous les douaniers, il les feuillette sans vraiment les regarder et au bout du troisième, dit : C’est bon.
Ouf ! Il ne remarque pas que nous n’avons pas effectué la sortie du Venezuela, et nous tamponne nos passeports. Après une longue hésitation, nous avions décidé de ne pas aller sur le continent effectuer la sortie. La navigation aller de 100 milles, l’attente de 5 jours à Puerto Cabello, peut être au mouillage, dans une ville pas vraiment « safe » et le retour de 100 milles supplementaires, nous avaient fait opter pour un trajet Aves-Bonaire sans avoir effectuer les formalités de sortie. 

Bonaire, île des Antilles néerlandaises, est très réputée pour ses sites de plongée. Ses fonds sont assez spécifiques : près de la côte 20 mètres d’eau turquoise à 5 mètres de profondeur puis un tombant vertigineux à 40 mètres. Le mouillage est impossible ; c’est donc sur bouée payantes (10$ la nuit), le long de la baie de Kralendijk que tous les voiliers sont amarrés, l’étrave dans le bleu ciel et la jupe dans le bleu marine. Il suffit de mettre un masque pour profiter des poissons tropicaux : étonnamment, les poissons chirurgiens viennent par banc sous la coque de Galinette et mangent les algues qui commençaient à repousser !

mouillage

L’activité principale de la journée consiste à faire des couses, visiter les trois supermarchés de la ville pour trouver des produits que nous n’avons pas mangés depuis longtemps ! Chacun a ses priorités : Lilian veut des glaces, Elsa de la viande de bœuf, Sandra de la salade et du fromage et Florent du vin rouge pour accompagner la grillade!

GLACE     STEACK

Autre activité du moment : essayer de réparer le pilote automatique du bateau. En effet, peu de temps après notre départ de Guadeloupe, le pilote inbord refusa de fonctionner. Notre petit pilote de secours marche bien mais sur une mer calme. Jusqu’à présent, naviguer sans pilote n’était pas trop contraignant car les navigations étaient courtes (12 heures). Sandra et Florent barraient en continu. Mais Galinette va entreprendre des trajets beaucoup plus longs, de plusieurs jours. Tenir la barre en permanence serait trop fatigant… Flo se lance donc dans la réparation du pilote, obligeant Elsa à dormir dans le carré puisqu’il faut démonter sa cabine pour accéder au verin hydraulique récalcitrant. Après deux jours de labeur, le résultat n’est pas probant…

Nous passons une nuit en marina afin de faire le plein d’eau, de carburant et de faire un grand ménage à bord (lessivage des cabines, aspirateur, gazinière et
dégraissage du barbecue), mais aussi nettoyage de la baille à mouillage.

PILOTE     CALE

pickup
Pour nous changer les idées, nous partageons la location d’un pick-up avec Eol et allons visiter l’intérieur des terres. Le nord, zone la plus élevée, est très aride, composé de cactus géants. Nous faisons connaissance avec la faune locale : des ânes sauvages, des chèvres et des lézards à la queue et aux pattes bleues, qui n’hésitent pas à grimper dans les cactus pour se délecter de leurs fleurs.

ANE   CHEVRE   LEZARD   LEZARD

Nous visitons le parc national. Des pistes en terre battue sillonnent entre les montagnes, les plages et les lagunes, colorées par des flamands roses, emblème de Bonaire. Notre voiture de location était très bien adaptée aux pistes poussiéreuses. On trouve aussi à Bonaire des inscriptions datant des indiens Arawaks, premiers habitants de l'ile, qui représentaient les étoiles aux plafonds de leurs grottes.

piste     INDIENS     INDIENS

Le sud de l’île est un immense marais salant en activité. Des pyramides de sel à perte de vue et des flamants roses… Tous les trois kilomètres, d’anciennes maisons d’esclaves qui travaillaient dans ses marais salants.

SEL     FLAMANDS    ESCLAVES

Avant de quitter cette ile, décrite comme le paradis des plongeurs, Greg d'Eol et Flo de Galinette s'offrent une plongée sur le tombant vertigineux situé sous les voiliers.

PLONGEE

Après 9 jours passés à Bonaire, le samedi 15 octobre, nous mettons le cap sur sa consœur : Curaçao.


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