RETOUR A L ACCUEIL                                      Panama 2011

            retour au sommaire
Le 7 décembre 2011 malgré un temps très couvert nous levons l’ancre et remontons la façade atlantique du Panama de Chichime (San Blas) vers l’ouest. Cette côte (Costa arriba), qui  va jusqu’à Colon, est recouverte d’un épais manteau de jungle, elle est creusée sur une soixantaine de miles de multiples baies et anses. Nous passons la première nuit dans l’anse « Nombre de Dios » appelée ainsi par les Conquistadores qui y avaient installé leur première base afin d’expédier les richesses du nouveau monde vers l’Europe.

Nous sommes toujours à la recherche de gasoil, il n’y en a pas ici et au matin nous continuons la route vers Isla Linton (ou puerto Lindo, nom américain), on nous a assuré que l’on y trouverait ce précieux liquide. Nous rasons la côte jusqu’à cette baie, slalomant entre plusieurs îles et, miracle, nous apercevons une cuve d’hydrocarbure près de la plage !

Le pompiste est absent car c’est ici la fête des mères, jour férié. On se rabat donc sur le petit restau en bord de mer célébrer l’évènement… Sandra aura eu deux fêtes des mères cette année.

L’île Linton est privée et abrite plusieurs singes. Trois d’entre eux guettent les navigateurs qui pourraient les nourrir, à proximité d’un petit ponton de bois. En annexe, à bonne distance du bord, les enfants sont très contents de lancer une banane à chaque primate. Nous profitons de leurs singeries un bon moment avant de les laisser tranquilles.

singe     SINGE     SINGE

Le lendemain, après plusieurs va-et-vient avec des bidons pleins de gasoil, nous continuons la route jusqu’à Portobelo. On doit se rendre au bureau de l’immigration qui s’y trouve car cela fait un mois que nous sommes dans le pays, sans visa… et sans contrôle non plus…
Après plusieurs attaques de la baie « Nombre de Dios », les colons espagnols ont transféré ici, au XVIème siècle, le port de départ des galions. Les richesses d’Amérique Centrale et du Sud étaient regroupées ici avant leurs expéditions vers l’Europe via Cuba. Les pirates rodaient dans les parages mais étaient arrêtés par les fortifications. Selon la légende le célèbre Francis Drake serait mort ici et son corps aurait été jeté à la mer près de l’îlet qui porte aujourd’hui son nom.

FORT FORT FORT FORT FORT

Les murailles qui subsistent sont classées par l’UNESCO mais sont malheureusement en piteux état. Le climat tropical très humide et les intempéries n’arrangent rien : la mousse envahit chaque pierre, chaque façade ; le village actuel est lui aussi très abîmé. La population est très accueillante et on trouve ici trois supérettes asiatiques qui proposent de la viande et toutes sortes de denrées qui nous faisaient défaut. Il y a aussi des retaurants, c’est presque l’opulence !

DIOS     RESTAU     PORTOBELO

La vaste baie est très fréquentée par les voiliers, certains y sont depuis des mois, attendant de passer le canal de Panama vers le Pacifique ou la fin de la saison cyclonique dans la mer des Caraïbes. Luxe suprême, on trouve à 100m du quai à annexes une Panaderia ; boulangerie délicieuse qui nous dispense de la fournée quotidienne à bord. Rapidement, des « voileux » nous informent de l’autre possibilité d’avitaillement du coin : il suffit de prendre un bus pour Colon, de s’arrêter à Sabanitas au bout de 45 minutes pour trouver le centre commercial El Rey, digne de nos supermarchés européens avec des prix divisés par deux ! Les bus très typiques et les taxis jaunes permettent de se déplacer aisément dans le pays pour quelques dollars. Nous profitons de cette opportunité pour laisser le bateau au mouillage et nous rendre à Panama City, la capitale en bordure du pacifique.

BUS     BUS     BUS

Nous trouvons un hôtel très abordable, « l’hôtel California » en plein centre, avec une salle de sport et un Jacuzzi sur le toit. Notre séjour dure trois jours, les enfants n’ont pas école et appellent ça les vacances de Noël !

CINTA

La capitale est impressionnante par ses buildings. Cette ville contraste réellement avec le reste du pays : l’empreinte des américains est très présente, il n’y a qu’une décennie qu’ils ont abandonné le canal aux panaméens. Comme c’est la période des fêtes, de nombreuses décorations gigantesques (et sponsorisées) fleurissent sur le front de mer.

FETE     FETE     FETE

Le Casco Viejo mérite la visite, il s’agit du quartier historique, siège aujourd’hui des principales administrations, du théâtre, du palais présidentiel… Quartier plus récent, le brise lame qui protège l’accès du canal à sa sortie dans l’Océan Pacifique est aménagé en promenade. De là, on bénéficie d’une vue imprenable sur la ville moderne et sur le pont des Amériques.

THEATRE BOLIVAR FLO PALAIS PONT

On y trouve un institut de recherche qui présente quelques espèces sauvages du pays dont ces paresseux en liberté dans le parc.

PARESSEUX

Beaucoup de voiliers qui viennent de traverser l’isthme sont ici au mouillage, avant de partir pour de plus longues navigations vers les Galápagos, la Polynésie…

BRIZAS

Galinette est resté sagement en Caraïbes et nous le rejoindrons demain en longeant le canal en train car, même si nous ne la franchissons pas, nous souhaitons avoir un aperçu de cette importante voie de navigation.

TRAINTRAIN

La terrasse du centre de visite des écluses de Miraflores où l’on se rend avant de quitter la capitale donne d’ailleurs une masse d’informations sur le fonctionnement, la construction et l’avenir du canal de Panama dont la taille des écluses va être prochainement augmentée. Les bassins actuels ne permettent pas le transit aux cargos dépassant 294m de long ou 32m de large. La machinerie et les manœuvres des portes d’écluses sont époustouflantes, bien loin de ce que l’on observe près de chez nous sur le canal du midi !!!

MIRAFLORES MIRAFLORES MIRAFLORES MIRAFLORES

Sur la route du retour, malgré le temps pourri que l’on subit depuis notre arrivée en Amérique centrale, une étape à Sabanitas nous permet de faire d’énormes achats alimentaires en prévision des fêtes de fin d’année.

PLUIE PLUIE PLUIE PLUIE

Le 20 décembre nous fêtons les 7 ans de Lilian. En attente d’une météo correcte qui nous permettra de rejoindre les îles colombiennes de San Andrès et Providencia, nous restons au mouillage à Portobello. Le sapin est prêt et nous espérons tous que le père Noël nous trouvera !

ANNIV     ANNIV


haut de page