RETOUR A L ACCUEIL                    Sagres et Lagos (Portugal) 2012

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SAGRES

C’est à Sagres, que nous avons atterri ce 3 juillet 2012 après une semaine passée en mer depuis notre départ des Açores. Nous profitons du panorama grandiose qui nous entoure : la pointe Sagres et le Cap Saint Vincent. Cela nous permet de voir, non loin de nous, un souffle de cachalot qui nous surprend car c’est le premier que l’on aperçoit depuis les Açores alors que nous avons traversé une zone riche en cétacés sans en apercevoir un seul ! Mieux vaut tard que jamais…

CACHALOT   CACHALOT

La baie est très ventée (jusqu'à 25 nœuds de vent du nord) mais Galinette est solidement ancré et ne roule pas trop. La protection qu’offre cette baie est parfaite, c’est sûrement la raison pour laquelle cette région de l’Algarve fut le point de départ de grandes expéditions portugaises. Le prince « Henri le Navigateur » avait fait de Sagres et de Lagos ses bases maritimes. Nous visitons la forteresse qui surplombe l’Atlantique ; le souverain y avait, selon la légende, créé une école de navigation au XVème siècle. Les chercheurs réfutent cette hypothèse, niant l’existence de cette « école » mais attribuant tout de même au prince l’origine des grandes découvertes portugaises grâce au soutien qu’il apportait aux savants, cartographes et aux navigateurs. (Cap vert – Angola – Inde – Brésil etc.)

SAGRES SAGRES SAGRES SAGRES SAGRES

La jolie plage sur laquelle nous débarquons en annexe nous permet de nous dégourdir les jambes (ou les pattes). Il y a peu de monde ici à part des véliplanchistes et des kite-surfeurs en ce début de saison estivale, la température de l’océan (15·C) y est peut-être pour quelque chose ! Ce cap est continuellement battu par les vents et nous pointons rapidement l’étrave du voilier en direction de l’est, en passant devant les grottes marines de Ponta de Piedade.

PIEDADE

Cette zone de falaises, est le point de passage obligé de tous les touristes de Lagos. Des dizaines de barques à moteur leurs font visiter chaque anfractuosité dans un chassé-croisé incessant. Nous savourons la chance que l’on a d’explorer à notre guise chaque crique grâce au zodiac. L’eau est toujours aussi froide mais Elsa et Lilian se baignent quand même, les parents s’arrêtent, eux, à la taille !

FALAISES   FALAISES   FALAISES

Afin de se ravitailler en eau et de faire un grand ménage, nous remontons le Canal de Lagos pour rejoindre la marina moderne. Il faut pour cela franchir un pont levant et bloquer la circulation des piétons qui nous regardent passer comme des bêtes curieuses.

ENTREE   ENTREE   ENTREE

Sur les quais du port, on parle plus anglais ou allemand que portugais car les promoteurs ont profité du soleil et des prix relativement bas de la région pour attirer toute cette clientèle. Beaucoup de britanniques ont d’ailleurs élu domicile ici, sur des bateaux ou en appartement, ravis de siroter des pintes de bières au soleil en short, tennis et chaussettes blanches remontant à mi-mollet. La vieille ville a quand même gardé son charme et sa visite ne maque pas d’intérêt. Restaurant, rues pavées, vielles murailles, nous passons une bonne journée.

LAGOS   LAGOS   LAGOS

Etant à quai, on s’autorise une sortie nocturne qui nous permet de profiter d’un spectacle en hommage aux esclaves qui se déroule à l’emplacement  de l’ancien marché où ils étaient vendus. Théâtre, chant, Capoeïra s’enchaînent, laissant Lilian sous le charme. Il compte bien reprendre le Hip-hop à la rentrée !

SOIREE   SOIREE   SOIREE

Le lendemain on tombe par hasard sur la belle maison des sciences dont les expos interactives ont pour thème les découvertes maritimes. En recomposant le puzzle de la carte du monde on réalise tous que notre périple autour de l’Atlantique est quand même une sacrée expérience ! Il faut tout de même rester modeste car le G.P.S. et la cartographie électronique ont considérablement facilité les choses depuis l’astrolabe du  XVème siècle…

CIENCIAS CIENCIAS CIENCIAS CIENCIAS

Notre prochaine étape de 180 milles doit nous permettre d’entrer en Méditerranée par la grande porte : le détroit de Gibraltar. Il n’est d’ailleurs pas si grand que cela et nous oblige à composer avec les vents et les courants de marée pour ne pas se faire refouler vers l’océan. Le 8 juillet au lever du jour, après une consultation minutieuse de nos aides à la navigation moderne (annuaire des marées, météo par Internet, fichiers gribs, etc.) nous quittons la côte portugaise, bien décidés à passer le détroit le lendemain soir à la tombée du jour, à la pleine mer. Les 12 premières heures sont parfaites et nous avançons tranquillement, poussés par la brise de nord. Celle-ci s’essouffle malheureusement le soir et nous laisse scotchés sur l’eau plate. C’est grâce au moteur diesel que nous sommes tout de même le 9 juillet 2012  devant Tarifa : l’embouchure du détroit…

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