RETOUR A L ACCUEIL               Providencia y Santa Catalina (Colombie) 2012

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PANORAMA

Les 55 milles entre Cayo Bolivar et Providencia sont parcourus dans la nuit du 10 janvier, à l’aide du moteur sur la fin car le courant des Antilles nous pousse toujours vers l’ouest et nous déporte de 10 milles sous le vent de l’île. Nous sommes impatients de découvrir cette minuscule île car les avis que nous avons entendu à son sujet sont unanimes : allant de « sympa » à «  trop de la balle » ! Beaucoup de voiliers trouvent ici une étape agréable sur la route entre le Honduras, la Floride ou Cuba et Panama. Il s’agit en fait de deux îles colombiennes (Providencia y Santa Catalina) réunies par un pont, le mouillage (13°22’8N – 81°22’6W) se situe face à ce pont, à proximité du village principal. L’accès y est aisé, après avoir rallié le point (13°23’42N – 81°23’25W) nous empruntons le chenal balisé qui sert aux petits cargos qui approvisionnent l’île.

La faune marine semble être très riche car, du rivage, nous apercevons de petites raies-léopards et d’étranges larves d’un centimètre, en forme d’étoiles, que nous identifions comme des larves d’oursins !

RAIES     OURSIN

Comme d’habitude, notre première préoccupation est de se rendre à terre pour faire valider nos documents officiels déjà établis à San-Andrès. En dix minutes l’affaire est réglée par l’agent maritime Bernardo Bush contre 40US $.
L’influence caribéenne et rasta est très marquée ici, nous sommes loin du brouhaha et de l’agitation d’Amérique du Sud.

PLAGE  PONT  PONT  PLAGE

Les habitants sont nonchalants et parlent une sorte de créole anglais, ils se déplacent en scooter ou à moto, sans casque, parfois à trois ou quatre par véhicule sans que cela ne choque personne… Nous trouvons deux scooters à louer à la ferreterria (quincaillerie) située dans la rue commerçante entre les trois épiceries.

SCOOT   SCOOT   SCOOT

La journée suffit amplement pour faire deux fois le tour de l’île, nous nous amusons comme des fous avec sur ces petits bolides. Nous découvrons ainsi l’est et le sud de l’île, les belles plages protégées par le lagon ainsi qu’un élevage de chevaux près de l’hôtel Sirius à South-West Bay. Nous prenons rendez-vous pour une randonnée équestre dans la semaine. A midi on fait une pause au « Old providencia taste » le joli restaurant de la coopérative de pêche. Le poisson grillé y est excellent ainsi que les céviches (poissons et crustacés crus marinés avec du citron et des épices).

RESTAU     RESTAU

Tout au long du trajet, on remarque les efforts d’embellissement de l’île. Il y a des poubelles installées partout et les déchets ne traînent pas, contrairement aux pays que nous venons de traverser. Au bord de la route, plusieurs sculptures très originales, en béton et mosaïque, servent d’abri bus ou de décors.
Après 8 heures de vadrouille, nous retournons au village et tombons en panne d’essence à 2 km de l’arrivée devant plusieurs habitants hilares. Ils nous offrent généreusement un demi-litre de combustible qui nous permet d’arriver à bon port.

SCULPTURE  SCULPTURE  SCULPTURE  SCULPTURE  SCULPTURE  SCULPTURE

La petite île de Santa-Catalina face à laquelle nous sommes ancrés est réservée aux piétons et abrite plusieurs plages sympathiques. Un sentier balisé les relie et mène jusqu’au rocher appelé « tête de Morgan » (encore un pirate) en passant par son fort. Toute cette côte rocheuse est également le refuge de poissons et offre un beau spectacle sous-marin.

SANTA CATALINA   SANTA CATALINA  SANTA CATALINA

Nous avons vu en ville une affiche au sujet du « Pez-Léon ». Depuis quelques années le poisson lion (Ptéroïs Volitans) a colonisé les Caraïbes, il se développe rapidement car il est vorace et n’a pas de prédateur naturel. Il est magnifique avec ses grandes nageoires colorées mais ses épines venimeuses effraient les autres poissons et les hommes. Nous en apercevons fréquemment depuis le début de notre voyage, mais personne ne nous avait donné de solution pour s’en débarrasser. Cette pancarte est une révélation pour Florent : elle indique qu’il est bénéfique de tuer ce poisson et qu’il est comestible après avoir été débarrassé de ses épines ! Rapidement un beau spécimen se retrouve au bout de la flèche du capitaine et dans son assiette le soir même (malgré les protestations d’Elsa et Lilian qui pensent que papa va s’intoxiquer)… C’est très bon, cela ressemble à la rascasse de méditerranée ; logique, ils sont de la même famille.

POISSON LION     POISSON LION     POISSON LION

Le mardi, il est temps de repartir vers l’hôtel Sirius et retrouver nos chevaux. Yoel et Alvaro nous attendent avec nos 4 chevaux. Notre escapade de 3 heures, nous mène vers le Peak, plus haut sommet de l’île qui offre une vue à 360° sur tout le sud de l’île. La ballade permet d’explorer les coteaux et les plages du sud. Les chevaux obéissent au doigt et à l’œil ; c’est un plaisir car nous ne sommes pas des cavaliers émérites ! On a même droit à une ballade sur la plage au soleil couchant… Nous rentrons finalement au bateau, fatigués, vers 20 h, en pleine nuit.

CHEVAL CHEVAL CHEVAL CHEVAL CHEVAL

Le 20 janvier, la météo marine sur Internet annonce une semaine de vent de secteur Est établi. Il est temps pour Galinette et son équipage de quitter cette île pour se diriger vers Cuba, 500 milles au nord.
C’est la plus longue navigation de notre voyage dans les Caraïbes et il ne faut pas rater cette opportunité météo car, en hiver, le vent vient plutôt du secteur Nord-Est et rend impossible ce parcours. En janvier, les voiliers se dirigent en majorité vers le Guatemala ou le Honduras, escales que nous avons écartées en raison du retour vers l’Europe prévu en mai 2012. Nous n’avons malheureusement pas le temps de visiter tous les pays de l’ouest de la mer des Caraïbes en une année sabbatique. Avant de quitter l’île, nous profitons du cargo de ravitaillement qui livre tout les jeudis les commerces de Providencia. Nous achetons un maximum de produits frais car nous partons demain à l’aube pour une semaine de mer.

CABANE     CARGO     COUCHER

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