RETOUR A L ACCUEIL                    San Andrès (Colombie) 2012

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Le 27 décembre, la météo semble enfin satisfaisante pour lever l’ancre de Portobelo au  Panama. Notre but est de rallier l’île colombienne de Providencia, à 240 milles. Après avoir dit au revoir à Harpo, cata-copain avec à son bord Gérard et Fanou, Joshua leur fils de 15 ans et Touline, femelle terre-neuve de 10 mois, avec qui nous avons passé les fêtes, nous partons à la voile dans une mer formée.

PORTOBELLO     TOULINE

La navigation dure 50 heures. Notre cap est au 340°, presque au nord. Le vent d’est assez fort au départ (20 nœuds) nous permet de tenir ce cap. Mais, à mi-trajet, un courant de 2 nœuds de travers, la houle de nord-est, le vent qui faiblit et s’oriente nord-est nous dévient vers l’ouest. Nous atterrissons finalement à San-Andrès, 50 milles au sud de l’objectif.

L’eau y est bleue turquoise. Nous n’avons pas vu cette couleur depuis Los Aves au Venezuela. Cette île est protégée dans sa partie nord-est par une longue barrière de corail de 4 milles. Deux autres voiliers (des Etats-Unis) sont au mouillage face au club nautique.

Notre cartographie CM93 est peu précise sur cette zone et nous n’avons pas trouvé d’informations sur Internet, un américain vient gentiment nous guider dans des fonds supérieurs à 2,5 mètres.

Nous pointons la bouée d’atterrissage (12°32.31N – 81°41.40W) avant d’emprunter le long chenal d’accès jusqu’à sa dernière bouée rouge n°12 que nous contournons par le nord (12°34.20N – 81°41.86W) pour rejoindre le point (12°34.45N – 81°41.55W) puis le mouillage (12°34.68N – 81°41.50W).

Un des bateaux américains nous conseille le yacht-club, juste en face du mouillage, où l’on peut facilement laisser l’annexe, et pour 25$ la semaine, nous disposons du WI FI, de la piscine, de l’aire de jeu…

EAU BLEUE   YACHT CLUB   YACHT CLUB

San-Andrès nous fait bonne impression. Après s’être baignés à l’arrière du bateau, nous descendons à terre chez « Nene’s marina », un simple appontement en bois pouvant accueillir quelques bateaux. Les formalités durent seulement une heure : un agent de transit, un médecin et un officier de l’immigration viennent dans le bar de la marina pour prendre les renseignements. 170 US$ plus tard, notre entrée est faite.
Galinette ne bouge plus de son mouillage. Nous sillonnons les alentours en annexe et à pied.

SAN ANDRES   SAN ANDRES   SAN ANDRES

La ville est moderne : des avenues bordées de commerces et de duty-free, un long front de mer piétonnier au nord, bordant une immense plage où jet-ski et kite-surf s’éclatent entre la barrière et la plage. San Andrès est l’île la plus touristique de Colombie. Nous étions un peu déçus d’arriver ici mais finalement, nous avons l’impression d’être « en vacances »…

PANORAMA

Face à cette immense plage, une île, Johnny’s cay où nous allons passer la journée. Evidement, des touristes colombiens et américains sont amenés en navette et nous ne sommes pas seuls… Mais nous trouvons un coin tranquille au nord de l’île où les enfants se font rouler par les vagues. Nous dégustons une coco-loco et coco-fresa dans un des bars de plage de l’île.

JOHNNY   JOHNNY   JOHNNY   JOHNNY

Ici le réveillon du nouvel an est fêté le 30 décembre. Un feu d’artifice d’une durée de 45 minutes illumine la nuit. Elsa en profite mais Lilian, qui vient de s’endormir, refuse de se lever. Les « Feliz año nuevo » résonnent sur les ondes de la radio de l’île, celle tenue par la police ! Radio policia nacional

CARRITO     RADIO     CARRITO

Le 2 janvier 2012, nous louons pour la journée un « carrito » petite voiture de golf à essence, allant à une vitesse maximale de 30 Km/h. L’île fait 15 km de long, cela suffit ! Un souffleur, la grotte de Henri Morgan où le célèbre pirate des Caraïbes aurait caché ses trésors, le musée des traditions de l’île, une lagune peuplée de crocodiles, de hérons et d’iguanes… Notre virée est fort sympathique.

LAGUNE   CROCO   PIRATE   HERON   MUSEE

Un coup de vent du nord est annoncé. C’est un front d’air froid qui descend des Etats-Unis et amène du mauvais temps et des vents violents plutôt frais. Protégés de la houle et des vagues derrière la barrière de corail, nous subissons les vents, annoncés à 30 nœuds. Par sécurité, nous ajoutons une seconde ancre à Galinette (l’une derrière l’autre). Ce n’est pas de trop car les rafales sont violentes. Les gardes-côtes interdisent toute navigation dans la baie durant une journée. Les enfants ne sont pas ravis car par mauvais temps, nous faisons le C.N.E.D. aussi l’après-midi, en prévision des grandes navigations à venir durant lesquelles ils n’auront pas école.

Nous attendons patiemment une meilleure météo pour gagner Providencia, la seconde île de l’archipel. L’opportunité se présente le vendredi 7 janvier. Le temps prévu pour le week-end semble être calme et, après discussion avec l’agent de transit maritime qui gère nos formalités, nous décidons de quitter San-Andrès le lendemain en effectuant un crochet par Cayo Bolivar.

C’est un lagon corallien long de 5 milles avec trois îlets perdus en mer 15 milles à l’est, plantés de palmiers, protégés par une quinzaine de Guardacostas et une statue de la vierge.  On se dirige d’abord vers le point d’approche (12°23.56N – 81°29.27W)  avant de rallier notre mouillage face au phare (12°24.00N – 81°28.63W). Dès notre arrivée ils nous interpellent par radio en nous demandant tous les renseignements officiels du bateau et nous autorisent à séjourner ici quelques jours. Ils semblent assez surpris de voir un voilier ici. C’est très étonnant qu’il n’y ait pas plus de passage vu la beauté des fonds !

BOLIVAR     BOLIVAR     BOLIVAR

En deux séances de snorkelling nous croisons autant de sortes de coraux que dans les îles du Venezuela, deux requins dormeurs d’environ un mètre, des raies et un pagre de 6 kg qui ne survit pas à notre passage… tout cela à moins de cent mètres du voilier ! Le lundi, avant de partir, nous repêchons deux jeunes garde-côtes à bout de souffle venus nous demander des allumettes. Après les avoir déposés en annexe sur leur plage, nous levons l’ancre pour Providencia.

BOLIVAR


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