RETOUR A L ACCUEIL                               La Tortuga (Venezuela)

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La digue du port s’éloigne tandis que le soleil se lève, l’île de la Tortuga est à une soixantaine de milles, à couvrir dans la journée. La baie de Puerto la Cruz est encombrée de cargos et pétroliers, un labyrinthe dont on s’extrait au moteur vu que le vent est absent…

cargos

La fin du trajet est suffisamment ventée pour nous permettre de hisser les voiles et d’arriver exactement avec la fin du jour. Nous jetons l’ancre devant la Playa Caldera, en arc de cercle parfait.

caldera playa

Le matin, nous sommes réveillés par une forte odeur de gaz d’échappement. La grosse vedette des Guardacostas tente d’ancrer à quelques dizaines de mètres de notre étrave. Nous imaginons qu’il s’agit d’un contrôle mais c’est juste la relève de l’équipe basée au village de la Tortuga : ils débarquent des bidons de fuel et des militaires puis repartent vers le continent.

GUARDACOSTAS

Le calme revenu, nous allons à la plage. Assez près du rivage deux langoustes imprudentes se laissent capturer, elles enrichiront le souper !

LANGOUSTES

Le village ne s’est pas agrandi depuis 2008, en revanche, il semble devenir plus touristique. Avion, parachute ou pneumatique : tous les moyens pour profiter de cette île semblent bons aux touristes vénézuéliens, les cabanes sont peintes de frais et les allées sont balayées.

AVION     PARACHUTE     ZODIAC

La fréquentation par les voiliers étrangers semble en revanche en baisse : tout au plus 5 voiliers rencontrés en une semaine, la plupart d’entre eux est ancrée aux « Palanquinos » ainsi que quelques barques de pêcheurs. Face aux récifs, la plage est toujours jonchée de détritus divers : cela donne une bonne occasion aux enfants (avec un peu d’aide) d’ériger leur nouvelle cabane. Spacieuse, équipée d’une ampoule électrique et avec vue sur mer, elle ferait fureur au salon de l’habitat !

CAB1  CAB2  CAB3  CAB4

Nous avons une pensée émue pour l’équipage de Ile de Jade avec qui nous avions construit le précédent campement… Nous expérimentons au hasard de la navigation sur la cote nord de l’île un mouillage non répertorié et pourtant fort beau, quelques falaises, de l’eau claire, un tronc d’arbre échoué… que rêver de mieux !

LILIAN     ELSA1     ELSA2

En fin de séjour on se rend aux îlets des Tortuguillas, à l’extrême ouest de la Tortuga. Ce mouillage permet de passer la journée à explorer des fonds sous-marins mieux conservés qu’ailleurs car sa fréquentation est faible. Lilian, dont les progrès en snorkelling sont considérables, recueille un petit coquillage (porcelaine) et l’étudie longuement avant de le relâcher. On trouve souvent ce type de coquille vide mais on n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer l’habitant : une sorte d’escargot à corne unique.

PORCELAINE1      PORCELAINE2

Nous sommes le 7 septembre 2011,  déjà une semaine que nous sommes ici ! Profitant d’une fenêtre météo correcte, nous décidons de lever l’ancre en soirée pour les Roques, 85 milles au nord-ouest.

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